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BLUE STELLAR: Un modèle d’économie bleue pour faire face aux changements climatiques

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L’idée c’est de mettre une plateforme globale qui puisse amener les ressources à des modèles de business qui sont cycliques et optimisés dans le domaine de l’utilisation des ressources de la production de déchets soit toxiques ou gênants. 

 

Au cours d’un entretien avec un investisseur professionnel et Directeur général de la Société Blue Stellar qui développe le Crypto carency Blue, hier, M. Mamadou Mbaye est revenu sur cette initiative africaine, sénégalaise. L’idée consiste à s’appuyer sur la technologie Blockchain et sur la mise en place d’une crypto-monnaie pour mobiliser les ressources nécessaires à la mise en place de ce projet qui consiste à développer une plateforme globale visant à la mise en place d’une Economie bleue.

 

L’économie bleue, explique M. Mamadou Mbaye, consiste à optimiser les cycles de production de manière à être moins émetteur d’oxyde de carbone mais aussi recycler les déchets de production. «Donc, pas d’émission et pas de déchets. C’est un projet global», a souligné le Directeur général de la Société Blue Stellar. L’idée est véritablement de s’appuyer sur ces nouveaux modes de développement que sont les infrastructures décentralisées qui permettent de mettre en relation des initiatives des sociétés innovatrices dans le domaine de la production optimisée avec une utilisation frugale de la ressource énergétique.

Les résidus de production sont réutilisés. Il s’agit de privilégier les sociétés qui adopte un mode de production cycliques et de les rapprocher des investisseurs qui cherche des investissements rentables mais qui aussi font du sens. Toute notre énergie doit aujourd’hui être mobilisée pour la protection de notre écosystème global qu’est la planète. «Les modes de production actuels sont très voraces en énergie et très polluants. On peut d’ailleurs faire le parallèle entre le pouvoir économique et le pouvoir de polluer. Et, l’idée c’est d’arriver à appuyer des modes de production efficaces mais qui ne sont plus aussi nocifs pour l’environnement à l’exemple de la nature », a souligné M. Mbaye.

 

Il s’agit de lier les industries pour un cycle de production optimisé.

Un exemple de mode de production non cyclique : la production de café. Dans cette industrie,  a-t-il révélé, 90% de la matière première sont des déchets de production qui peuvent être réutilisés dans le domaine industriel ou agricole. Plutôt que rejeter ces déchets, il s’agit pour M. Mbaye de trouver un moyen de les réutiliser et optimiser ainsi les cycles de production. Tout ce qui est lié au recyclage et à la valorisation des déchets, que ce soit les plastiques, ou les déchets issues de la biomasse est une manière de des cycles de production non cycliques donc incomplets et sous optimisés.

 

Cette initiative globale si nous atteignons notre objectif, précise M. Mbaye, va concerner le Sénégal, d’autres pays africains et l’ensemble de l’économie mondiale. «Aujourd’hui, on peut à partir de Dakar, mettre en place des initiatives globales. Nous sommes dans une économie globalisée, dans un monde unique, et les idées qu’on a ici peuvent être pertinentes à Miami, à Hong Kong ou à Cambera», a-t-il souligné. Cette initiative peut contribuer au développement de l’agriculture en Afrique, aussi participer à mettre sur le devant de la scène des modèle d’affaires inédits et innovants, adaptés à nos économies africaines, ces nouveaux modèles d’affaires pourront à leur tour être exportés ailleurs au besoin. Nous ne devons pas nous contenter d’importer des technologies et des « business models» étrangers qui parfois ne sont pas adaptés au continent. L’utilisation des déchets d’élevage, de la biomasse, la mise en place de nouveaux types de productions pour gérer le risque posé par les plantes envahissantes comme le typha, tout cela explique M. Mbaye, est des schémas de réflexion qui gravitent autour de l’idée de la mise en place d’une économie bleue globalisée.

«On ne peut plus continuer à produire comme avant malgré ce que disent certains dirigeants politiques au nombre desquels le Président américain. Certains des plus grands pollueurs actuels comme la Chine, par exemple, ont pris conscience du fait que nous n’avons que cette unique petite planète autour de laquelle une fine couche de gaz constitue  notre biosphère. Jusqu’à preuve du contraire nous ne pourrons pas aller vivre sur une autre planète. Etre dans un monde où on sait pertinemment qu’on a une influence globale néfaste à notre écosystème, notre lieu de vie n’est pas une démarche raisonnable et doit nous inciter à envisager des modes de comportement plus symbiotiques que parasitaire, c’est tout l’enjeu de Blue…», a-t-il conclu.

Ch. Seck NDONG